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Forum Foncier Mondial: La foire des problèmes liés au Fonciers

Les pays africains pour la plupart sont confrontés à d’énormes conflits fonciers liés au droit coutumier, la braderie des terres soit par les populations ou les institutions représentant l’Etat, l’arrivée des multinationales, la limite des législations foncières etc.

Pour faire face à ces problèmes, les Etats ont introduit des réformes pour une gouvernance foncière juste et inclusive.  Ainsi, les autorités compétentes se sont réunies à Dakar ce mardi 12 Mai 2015 pour discuter de la question

Aucun pays en Afrique n’est épargné par les litiges fonciers. Ceci est dû au fait que la terre constitue un enjeu social et économique. Au Cameroun, ces contentieux fonciers se résument en grande partie selon le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires, Mme Jacqueline Koung, à la vétusté des titres fonciers, à la braderie des terres par les populations et l’expropriation. « Un cabinet d’étude de ces questions a été crée. L’objectif est de faire de la terre un facteur de production et un acteur de développement », estime Mme Koung. Des pays tels que le Sénégal, Madagascar et le Malawi sont touchés par ce même fléau.

Au Sénégal, avec l’Acte III de la Décentralisation, la terre est contrôlée par l’Etat même si le président Macky Sall avait demandé à ce que l’on laisse aux ruraux la prérogative de gérer leurs terres. Dans sa décision, il s’est inspiré de la réforme de la loi de 1964 portant sur le domaine nationale. Dans l’article deux de cette loi, il est dit « L’Etat détient les terres du domaine national en vue d’assurer leur utilisation et leur mise en valeur rationnelles, conformément aux plans de développement et aux programmes d’aménagement ». Cette main mise de l’Etat sur le foncier n’est pas du goût de certains défenseurs de l’intérêt des agriculteurs à l’instar de Mme Marième Sow, présidente du conseil d’administration d’Enda tiers-monde. Selon elle, C’est une mode d’appropriation des terres par l’Etat au détriment des ces derniers.

Par ailleurs, les découpages administratifs ont eu des incidences sur le quotidien des populations. L’exemple le plus illustratif est celui de Sangalkam où se pose un grand problème de délimitation des terrains. Avec l’érection de Bambilor en commune de plein exercice certains paysans risquent de perdre une partie de leurs terres du fait qu’elle se trouve  dans une autre localité. Vise versa.

L’arrivée des multinationales crée des problèmes entre les industriels agro-alimentaires et les agriculteurs ou éleveurs locaux. Fanaye et Sangalkam en sont des exemples. Dans ces deux zones, les soulèvements de populations hostiles à l’attribution de terres à des patrons de firmes étrangères, a occasionné des morts d’hommes.

Marame Coumba Seck

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