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L’accès des femmes à la terre en Afrique: Les coutumes sociologues entravent le processus

La question sur l’accès des femmes à la terre s’est invitée ce mardi 12 main 2015, au débat de la table ronde ministérielle organisée par le ministère de l’agriculture. C’est à l’occasion du forum foncier mondial qui se tient du 12 au 16 mai, à Dakar. Selon les Panélistes, les coutumes sociologiques constituent les difficultés majeures de l’accès des femmes à la terre en Afrique.

Les femmes constituent essentiellement la couche la plus importante dans la plupart des pays africains. Ces dernières composent également le monde agricole autrement dit rural. Pourtant, elles n’ont pas accès à la terre. La place de la femme dans la gouvernance et le mode de transmission foncière est à l’image de sa position. Ainsi, ce sont des critères historico- culturels fortement dépendants des rapports sociaux de sexe. Cette difficulté d’accès des femmes à la terre résulte des certaines coutumes selon lesquelles elle s’hérite de père en fils. « Nos lois ne sont pas discriminatoires à l’égard des femmes pour leur accès à la terre. Ce sont les coutumes qui en sont les véritables barrières. C’est pourquoi, lors de la réforme foncière datant du 17 janvier 2011 au Cémeroun, les chefs traditionnels ont été conviés. Et ils ont remis un mémorandum dans lequel ils sensibilisaient les populations porteuses de ses idées afin d’adoucir réalités sociologiques toutes faites », révèle le ministre camerounais des domaines, du cadastre et des affaires. Une explication qui est aussi valable au Sénégal. Selon le président de la commission nationale de la réforme foncière au Sénégal, Moustapha Sourang laconstitution sénégalaise garantit un égal accès à la terre à tous les citoyens qu’ils soient hommes ou femmes. « La loi sur la parité est une répercussion à ce niveau. Mais, il y a des obstacles sociologiques qui font que les femmes au Sénégal accèdent difficilement aux terres », explique M Sourang.

Au Sénégal, L’affiliation des femmes aux organisations féminines leur permet d’acquérir des terres surtout pour l’agriculture. D’ailleurs, des études menées par Dr Fatou Diop Sall, Sociologue à l’Université Gaston Berger de Saint –Louis montre que l’accès à travers les organisations féminines peut se révéler sécurisant au plan légal si l’affectation est avalisée par l’autorité locale compétente qu’est le Conseil Rural. Une chose qui semble être comprise pa celles de l’union des groupements partenaires du Radi de Dagana (UGPR). « Au paravent, les femmes n’avaient pas accès à la terre car la coutume les défavorisait  au profil des hommes. Sa mission première était de rester à la maison. C’est pourquoi, à travers le réseau africain pour le développement intégré (Radi) qui nous accompagne depuis 1995, nous nous sommes lancés dans la plaidoirie pour l’accès des femmes de Dagana à la terre ». Mais, ces associations féminines ne bénéficient que d’un accès précaire. Dans les cas où les prés requis légaux sont assurés, c’est l’insuffisance des surfaces allouées, le manque d’eau, la qualité des sols et le manque de moyens pour les exploiter qui en limitent la portée.

Marame Coumba Seck

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