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Madagascar et du Cameroun redessinent une nouvelle carte foncière

La terre représente un cadre de vie, un environnement, un cadre d’inscription des événements majeurs de la vie des individus et aussi un territoire porteur de la mémoire collective. C’est pourquoi les politiques prennent des mesures préalables pour permettre le vivre ensemble.

La braderie des terres au Cameroun et au Madagascar a alerté les autorités à mettre sur pied des commissions foncières pour une meilleure gestion de cette question centrale. Pour les ministres des domaines, du cadastre et des affaires foncières du Cameroun : madame Jacqueline Koung et le ministre de l’aménagement du territoire du Madagascar : Rivo Racotovao seule une dialogue inclusive entre les différents acteurs (politiques, agriculteurs, éleveurs, société civile) peut faire l’objet d’une alternative. Dans un pays où quatre pour cent des terres sont consacrées à la culture agricole. Une activité représentant vingt six pour cent du produit national brut, reformer le foncier est gage de plusieurs défis. Un soutien insuffisant de l’administration foncière dans le processus de transfert des compétences et la cessation des financements de plusieurs partenaires étrangers depuis la crise de deux mille neuf, sont autant des écueils majeurs pour la faisabilité des missions entreprises par les autorités malgaches. Et pourtant depuis deux mille cinq, de nouveaux décrets sont entrés en vigueur, dans l’optique de répondre à la demande massive de sécurisation foncière dans de brefs délais et à des couts ajustés. Alors qu’il fallait six ans en moyenne et cinq cents dollars pour l’obtention d’un titre foncier. En deux mille quatre il y avait plus de quatre cent mille demandes en attente. Seulement mille deux cents étaient traités par année.

Au Cameroun même rigueur incarnée par les autorités, la spéculation foncière et l’accaparement monopolistique des terres ont fait agir le législateur dans une dynamique plus équitable. C’est en deux mille treize qu’il y a eu une reforme foncière alors que la dernière politique visant à réviser ces questions date de mille neuf cent soixante quatorze. Les actuelles préoccupations sont claires : l’assainissement des procédures et des pratiques  foncières,  la lutte contre la délinquance foncière, l’accélération de la procédure du règlement judicieux des litiges fonciers…

Toutefois certaines limites subsistent comme l’instrument juridique avec la vétusté et l’obsolescence de certains textes, et l’accaparement des terres dont les conséquences graves sur le plan social n’est plus à démontrer.

Amadou Camara Gueye

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