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Agriculture familiale : Se réinventer dans la continuité

‘’La conscience est toujours en retard par rapport à l’immédiat’’ les acteurs pour une agriculture familiale ne veulent pas croire à l’absolutisme d’une telle assertion. C’est pourquoi ils proposent d’énormes solutions pour maximiser ce facteur et réduire les menaces exposées.

Zoom petit mais costaud dans ses performances, ainsi est l’agriculture familiale. Cette pratique est le devenir du système agricole. Des terres arables de la basse Guinée aux régions australes du Népal en passant par l’Amazonie, la culture à petite échelle répond à la demande massive des populations locales. D’après les statistiques du responsable du forum rural mondial, Auxtin Ortiz plus de 145 millions de personnes s’activent sur ce domaine. Il est le fruit de plus de 19 milliards dollars par an. En Afrique et en Inde, l’agriculture familiale représente 80% des productions. Premier pays producteur de café, cette forme agricole au Brésil, est un facteur sine qua non dans la consommation mondiale. Ce pendant la limite des politiques publiques dues à l’emprise du marché libéral et le déficit de mesures d’accompagnement amenuise l’expansion de l’agriculture familiale. Au Mali 700 mille hectares ont été alloués aux investisseurs, dépossédant des milliers d’individus de leurs terres et de leurs activités. Au Sénégal, les noms des communautés rurales de Fanaye et de Mbane rappellent des souvenirs hallucinants dans l’accaparement monopolistique. Pour le représentant de l’association des paysans maliens, Ibrahima Coulibaly, le joug, c’est un cadre normatif synonyme de régulateur entre l’Etat, les investisseurs et les populations locales. La célébration de la journée mondiale de l’agriculture familiale célébrée chaque année permet un dialogue interactif avec les différents acteurs concernés pour une meilleure implication de toutes les couches concernées. Certaines escarmouches peuvent faire leur effet. Mais cela doit passer par une meilleure organisation de ce secteur. D’abord renforcer la politique d’information, mettre en place des points pour concilier les droits internationaux, applications des déclarations signées par les différents Etats. Une implication plus large des femmes et des jeunes, répondre à la demande massive à la sécurisation foncière sont autant de points pour préserver les acquis et renforcer le dynamisme de l’agriculture à petite échelle.

Amadou Camara Gueye

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