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Réforme foncière au Sénégal; Défis économique et social

L’accroissement de la population sénégalaise et la faible portion des terres rurales mise en valeur pose un problème de développement économique et d’une répartition équitable de la population. En effet, Les opportunités de fixation et d’installation des populations sont donc très limitées.

La centralisation des pouvoirs de décision politiques à Dakar renforce sa primauté par rapport au reste du pays. Elle n’est pas un cas isolé au Sénégal. Toutes les villes secondaires sont confrontées à ce problème. Selon des études publiées dans le livre blanc de la Direction de l’urbanisme, les villes de Ziguinchor, Saint-Louis, Kaolack, Tambacounda, Thiès ont une croissance supérieure à 2,6% alors que Kolda et Diourbel ont une croissance supérieure à 3%. La ville de Touba (un million d’habitants) a une croissance de 10%. Il est évident que les problèmes d’accès à la propriété et de contrôle du foncier se posent dans ces localités.

L’appauvrissement croissant des terroirs ruraux lié à la raréfaction des pluies et les euphories des centres urbains, renforce l’exode rural et les stratégies de migration. En effet, Le foncier urbain est un enjeu important sur tout le territoire national. Sa gestion doit être située dans une perspective globale, car de son utilisation rationnelle dépendent les perspectives de développement des terroirs.

Dans un contexte de pénurie de terres, il importe de s’assurer que l’utilisation de ces dernières ne dépende pas du bon vouloir des pouvoirs locaux. La pression foncière persistera tant qu’il n’y aura pas une réelle volonté politique. Malheureusement, les actes posés, tant par les populations que les autorités étatiques ou les pouvoirs locaux, laissent penser que la gouvernance foncière inclusive n’est qu’une utopie. Les groupes sociaux ont un attachement extraordinaire envers la terre. Chacun essaie de s’accaparer les ressources en fonction de son positionnement politique ou social. A Mbane (Une Commune de Dagana), les populations en 2014, avaient notifié que la plupart des attributions de terres sous le régime du Président Wade s’est faite sous la base d’un clientélisme politique. Ce même discours avait été tenu par son ancien Président de la Communauté rurale, M. Alioune Diack. Ces genres de situations n’encouragent pas la stabilisation ni le développement de l’agriculture, principale activité de développement des pays en voix de développement.

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